ÉVÈNEMENTS À VENIR

Exposition photographique

ELENA HENNEBERG

&

GRÉGOIRE GARDETTE

Du 4 octobre ou 1 novembre 2026 sur rendez-vous.

Pour Grégoire Gardette, cette exposition sonne comme un retour aux sources et un accomplissement. Passionné de photographie depuis l'enfance, il rêvait adolescent d’intégrer le Centre d'enseignement professionnel de Vevey avant que les contingences financières ne l'orientent vers les Beaux-Arts à Orléans. Devenu un grand nom de la direction artistique dans les années 80, il monte ses premières maquettes à la main, au papier et à la colle, avant de signer les affiches de Jacques Weber pendant dix ans, des lancements pour Hermès et Cartier, des ouvrages pour Actes Sud et l’image hôtelière de palaces mythiques (La Réserve, La Mamounia). Après avoir arpenté le monde, pour saisir ses images construites de lignes et de lumières, il conserve ce qu'il nomme « la culture de l'effacement » : l'idée que le créateur doit s'effacer pour n'être qu'un vecteur d'émotions. C'est ce qu'il applique dans ses grands formats (80x120 cm) en Camargue ou dans les Dolomites, utilisant son objectif en mouvement comme un pinceau pour « capturer un souffle profond », un instant de sérénité hors du train effréné des réseaux sociaux.

En résonance, les autoportraits d’Elena Henneberg (110x150 cm) dévoilent une approche plus picturale et habitée. Née en Russie et formée aux Beaux-Arts, l’artiste a vécu l'exil vers l'Allemagne à la Perestroïka. Marquée par cette rupture et particulièrement touchée par le contexte géopolitique actuel en Ukraine, elle livre une œuvre plus sombre et introspective. Travaillant seule à la télécommande, sa silhouette se devine à peine à travers des images texturées, rendant un hommage subtil à la peinture de Modigliani, où la réflexion du visage et du corps sont altérés par la marque du temps.

Le choix du Château de Marnand ne doit rien au hasard. Pour ce duo complice, ce lieu entièrement restauré et habité par des hôtes esthètes se situe idéalement à mi-chemin entre le Berlin d'Elena et le Nice de Grégoire. La vingtaine d’œuvres présentées, des tirages originaux limités, sera proposée dans une échelle de prix allant de 1 300 CHF à 2500 CHF.

Les artistes seront présents sur place quelques jours avant l’événement pour l'accrochage et se tiendront à la disposition des journalistes pour des rencontres et interviews le vendredi 2 octobre.